Sant'Arcangelo Tadini                                 Angelo di Verola
Canonizzato il 26 Aprile 2009


Cenni Biografici
in lingua francese

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ARCANGELO TADINI nait à Verolanuova, Brescia, le 12 octobre 1846. Son père, secrétaire de mairie, épouse Giulia Gadola. Quand il a 39 ans, il reste veuf avec sept enfants encore en bas âge, et il épouse en secondes noces sa belle-soeur, Antonia Gadola, mère d'Arcangelo. Ce dernier a une santé fragile et ses parents, auxquels il est très attaché, ont particulièrement soin de lui. Après avoir fréquente l'école primaire dans son village natal, Arcangelo s'inscrit au lycée classique de Lovere, suivant les traces de ses frères.

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Botticino Sera - La filanda Tadini

En 1864, il entre au séminaire de Brescia que son frère aussi, l'abbé Giulio, fréquente. Précisément dans cette période il a un accident et il reste boiteux pour toute sa vie. En 1870 il est ordonné prêtre. C'est l'époque de l'unité d'Italie et des tensions entre l'état et l'Église, une époque caractérisée par une grande pauvreté du peuple, de fortes oppositions politiques et les premières tentatives d'industrialisation; mais il s'agit également d'une période marquée par une grande charité chrétienne et une religiosité répandue. L'abbé Arcangelo commence son nouveau ministère, mais il tombe malade et il doit rester, sa première année de sacerdoce, chez sa famille.

De 1871 à 1873 il est Vicaire coopérateur à Lodrino, un petit village de montagne, et ensuite il est curé au sanctuaire de S. Maria della Noce (S. Marie de la Noix), un hameau de Brescia. Dans les deux paroisses il est aussi instituteur. Son attention aux besoins des gens émerge dès ses premières années de ministère sacerdotal: quand, à cause d'une inondation, de nombreux paroissiens restent sans maison, il organise dans le presbytère une cantine où l'on sert 300 repas par jour et il donne un abri aux sinistrés.

En 1885, il entre à Botticino Sera comme Vicaire coopérateur. Deux ans plus tard, quand il a 41 ans, il est nommé Curé archiprêtre de la meme église. Ici il célèbre ses vingtcinq ans comme curé avant sa mort, le 20 mai 1912. Les années vécues à Botticino sont certainement les années les plus fécondes de la vie de l'abbé Tadini. Il aime ses paroissiens comme des enfants et il ne se ménage pas pour que cette portion du peuple de Dieu qui lui a été confiée puisse croître du point de vue humain et spirituel. Il fait naître le choeur, la fanfare, plusieurs confréries; il réhabilite l'église, donne à chaque catégorie de personnes la catéchèse la plus appropriée, s'occupe de la liturgie.

Il prête une attention spéciale à la célébration des Sacrements. Il prépare ses homélies en tenant compte, d'un coté, de la Parole de Dieu et de l'Église et, de l'autre, du cheminement spirituel de ses gens. Quand il parle de la chaire, tout le monde reste étonné par la chaleur et la force de ses paroles. Son attention pastorale est adressée surtout aux nouvelles pauvretés. C'est l'époque de la première révolution industrielle. L'abbé Tadini, suivant l'exemple d'autres prêtres, fonde à Botticino l'Associazione Operaia di Mutuo Soccorso (Association Ouvrière de Secours Mutuel) qui garantit aux ouvriers un subside en cas de maladie, d'accident de travail, d'invalidité et de vieillesse.

Parmi ses paroissiens, ce sont les jeunes filles, précisément parce qu'elles sont jeunes et femmes, qui vivent davantage dans l'incertitude et subissent des injustices. Exploitées, "pressées comme des citrons", difficilement elles arrivent à former une famille et à élever leurs enfants. À elles l'abbé Tadini consacre la plupart de ses forces. Inspiré de la "Rerum novarum" du Pape Léon XIII de 1891, en interprétant les signes des temps, il projette et construit une filature, et y épuise tout son patrimoine de famille. En 1895, la filature est achevée et elle présente des structures et des installations très modernes. Trois ans plus tard, il fait un emprunt et achète la villa proche de la filature, pour en faire un pensionnat pour les ouvrières.

Pour éduquer les jeunes ouvrières, l'abbé Tadini fonde, non sans difficultés, la Congrégation des Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth (Soeurs Ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth). Elles vont travailler dans les usines avec les ouvrières; elles s'occupent des jeunes filles en partageant leurs fatigues et leurs tensions de travail; elles les éduquent par l'exemple, en se gagnant le pain sur le même banc de travail. Aux Soeurs ouvrières et aux familles l'abbé Tadini montre comme modèle Jésus, Marie et Joseph à Nazareth, qui ont travaillé dans le silence et ont vécu avec humilité et simplicité. Aux Soeurs et aux jeunes travailleuses il indique comme exemple Jésus, qui n'a pas seulement sacrifié soi même sur la croix, mais, avant ça, pendant 30 ans, à Nazareth, il n'a pas eu honte d'utiliser les outils du charpentier, d'avoir la paume des mains pleine de cals et le front baigné de sueur.

Son amour de père et ses oeuvres font comprendre aux travailleurs que le travail n'est pas une malédiction; c'est le lieu où l'homme est appelé à se réaliser comme homme et comme chrétien. De plus, si on l'accepte dans la fatigue et dans les difficultés inévitables, il permet à l'homme de coopérer à la Rédemption et devient temps d'union avec Dieu. Lui qui avait la santé si fragile, où a-t-il trouvé, l'abbé Tadini, la force pour réaliser ce qu'il a fait? La réponse est dans son union intime et constante avec le Seigneur, une union soutenue par la pénitence et la prière. Il dort moyennement cinq heures par nuit, il ne mange que du potage, des légumes crus et de la décoction d'avoine et de fruits. Ses paroissiens le voient rester des heures devant l'Eucharistie, immobile, debout, - à cause de sa jambe claudiquante il ne peut pas s'agenouiller complètement - plongé dans la contemplation de Dieu.

Ils le voient marcher dans les rues du village tenant toujours le chapelet en main. Sa confiance dans la Providence est illimitée; son humilité et son obéissance aux Supérieurs émergent dans les situations les plus difficiles.Quand l'abbé Arcangelo Tadini termine sa vie terrestre, le 20 mai 1912, la communauté paroissiale de Botticino se rend compte qu'une lumière s'est éteinte. On est à la veille de la première guerre mondiale et un avenir trouble pour la foi, la paix et la justice s'annonce.

Son témoignage a été fort et riche en oeuvres de charité. Dans son ministère tout le monde a vu un maitre de vie spirituelle, mais de façon silencieuse, presque cachée, et, précisément pour cela, plus credible. Son ministère sacerdotal a été une source de vie et de grâce.

Aussi bien le peuple simple que les Soeurs, qui vivent l'esprit surnaturel, appellent tout cela "sainteté ".

À travers sa béatification, le Pape, Jean Paul II, offre aux prêtres un exemple, montre aux familles un intercesseur et donne aux travailleurs un protecteur.